p_87_redim4300【絵】トリュフ類。「Fungi Hypogaei」 から、テュラーヌ兄弟、1851年。
Truffes, in L. R. & C. Tulasne 1851

《トリュフ を生む蝿》 の論争  La polémique de la "mouche truffigène"            

          ファ-ブルが二番目に出したキノコに関する研究文は、昆虫学の権威であると同時に菌学の識者である彼に助けを求めてきた、ヴォクリューズ県の農業・園芸協会の会長イスナール侯爵の依頼により書かれたものである。これはやがてファ-ブルが傾注していく「昆虫とキノコのかかわり」の研究への序幕であった。しかしそれは、彼がオランジュの滞在を経て、さらにセリニャンに引退し、本当の菌学の作品であるキノコの水彩画を描くまで待たねばならなかったトリュフの発生地には、さまざまな双翅目の中でもしばしば  Helomyza [エロミザ] 属の虫が、その正確な場所の上空を静止したように飛翔するのが観察できる。この飛翔は決まってトリュフの真上で見られるので、それによって発生場所を知ることができる。この「ハエ採集法」はかなり昔から使われている。他人の「トリュフ山」に侵入する違法者がしばしば使う手であるが、それは豚や犬より目立たないからである。双翅目の昆虫とトリュフの因果関係といえば、トリュフはこれらの昆虫の幼虫の生育の場である。このような虫の幼虫とキノコの扶養関係は珍しくないが、たった一種のキノコに限るのは少ない。この双翅目の《トリュフ好き》の虫の特性は、地中性のキノコに従属した関係を持っていることと、ヤマドリタケやその他のひだのある地上性のキノコに卵を生みつける他の昆虫と違って、この母虫は先ず臭いによってトリュフ探知すると、幼虫にねぐらと食べ物を提供してくれるキノコに行き当るまで、苦労して地下道を掘ることである。

          La seconde publication de Fabre relative aux champignons est en réalité un rapport rédigé à la demande du marquis des Isnards, président de la Société d'Agriculture et d'Horticulture du Vaucluse, qui faisait appel à la fois à ses compétences entomologiques et à ses connaissances mycologiques. Ce sera bien le prélude de ses préoccupations sur les rapports entre insectes et champignons, mais il faudra attendre le séjour à Orange, puis surtout la retraite à Sérignan, pour que se concrétise sa véritable oeuvre mycologique.

          On observe dans les truffières divers diptères, dont les plus fréquents appartiennent au genre Helomyza, qui effectuent des vols stationnaires en des endroits bien déterminés : la présence de ces vols, régulièrement situés à l'aplomb des truffes, est utilisée depuis très longtemps pour localiser les truffes et pratiquer alors la récolte « à la mouche », souvent d'ailleurs à l'occasion de ramassage clandestins. Le lien entre ces diptères et les truffes vient du fait que ces dernières sont le siège du développement de leurs larves. De tels liens alimentaires entre larves d'insectes et champignons sont fréquents, avec un éclectisme variables des premières vis-à-vis des champignons exploitables. L'originalité des diptères « trufficoles » tient à leur inféodation à des champignons souterrains : à la différence des insectes qui viennent pondre dans des cèpes ou agarics divers, les femelles doivent d'abord détecter les truffes à leur odeur, puis se frayer un chemin sans le sol pour atteindre les champignons qui offriront à leurs larves le gîte et le couvert.        

          この当時の学者はそろって 《トリュフを生む蝿の理論》に対し反論したが、逆に、19世紀後半の《サロン》 では、大きな反響を呼んだ。この理論は、トリュフをキノコと見なすことを否定しており、Cynips (タマバチ)がコナラ属の葉に寄生して虫瘤を生じさせるように、Helomyza 属の幼虫によってコナラ属の毛根上に、地下性の虫瘤が発育したものだと考えられていた。

          トリュフは間違いなく菌類である、と立証したヴィッタディニ2 と、特にテュラ-ヌ3 の研究に対立するこの《トリュフを生む蝿》の理論は、ペリゴ-ル地方というよりもむしろフランス南東地方の住民の古くからの言い伝えに基ずいていた。                   

         《トリュフとは、蝿の注射によって根の上に生育した虫瘤である、という解釈は漠然とではあるが昔から、プロヴァンスやドフィネ地方の農民の間では広く知られていた。トリュフの収穫人がトリュフの蝿(プロヴァンス地方では  mouscous des rabassos、ドフィネ地方では mouchei de le triffes)と呼ぶ数種の双翅目は、トリュフの在所を示すばかりではなく、このキノコの生長を助けると信じられていた》 (シャタン氏の「La Truffe」,パリ、1869年)。

          この理論が初めて記述されたのは17世紀末であるが、とても曖昧なものであり、プロヴァンスの弁護士クラリーによって知らされたデュモンは、それを次のように書いている。

         《初夏になる頃トリュフは地中で腐り始める。この腐敗は大量の特殊な蝶を発生させ、それは新しいトリュフの誕生に必要である。腐敗の穴の跡にこの動物は産卵し、穴は塞がり次の夏にそこからトリュフが発生する》(デュモン、「Voyage en France et en Italie」、1699年)。

          La « théorie de la mouche truffigène », refusée quasi unanimement par les savants de l'époque, fit au contraire grand bruit dans les « Salons » de la seconde moitié du XIXe siècle. Elle consistait à refuser aux truffes le statut de champignons pour les interpréter commes galles souterraines développées sur les radicelles des chênes par les larves d'Helomyza, à l'instar des galles aériennes (« noix de galle ») que la présence de larves de Cynips induit sur les feuilles des mêmes chênes.

        Opposée aux travaux de Vittadini et surtout de Tulasne qui établissaient sans ambiguïté la nature fongique des truffes, cette théorie reposait sur une ancienne croyance populaire, apparemment originaire du sud-est de la France plutôt que du Périgord :
        « L'idée que la truffe est une galle se développant sur les racines à la suite de la piqûre d'une mouche parait être depuis longtemps répandue, quoique d'une façon vague, parmi les paysans de la Provence et du Dauphiné, où les rabassiers désignent sous le nom de mouches des truffes ( mouscous des rabassos en Provence,  mouchei de le triffes en Dauphiné) plusieurs diptères qui leur indiquent la présence des truffes et qu'ils croient utiles à la production de celles-ci » (Ad. Chatin, La Truffe, Paris, 1869.

        Sa première expression connue, formulée d'ailleurs en des termes très imprécis, remonte à la fin du XVIIe siècle, son auteur, Dumont rapportant la tenir d'un avocat provençal nommé Clary :
        « Les truffes se pourrissent dans la terre au commencement de l'été, et de leur corruption s'engendre une grande quantité de papillons d'une espèce particulière servant à la génération de nouvelles truffes. Cela arrive par le frai de ces animaux dans certaines fentes qui se produisent au lieu où étaient les truffes et où celles-ci, les crevasses s'étant fermées, viennent l'été d'après. » Dumont, Voyage en France et en Italie, 1699.

          19世紀にトリュフ生産者の間に広がったこの考えは、1833年、エティエンヌ・ボネによってもたらされたが、これもまた曖昧なものであった。その後、ロベールはもっと詳しく説明しているが、それは断定的ではなく疑問の形であった。                                

          《トリュフは目に見えない根の毛根の先端部、「aut saltem capillimentaris」とプリニウスが言うように、土とは全く無関係に発生するようである。数種のコナラ属の葉に見られる瘤のように、ほとんど同じ条件でトリュフも虫の注射によって生じたものであるのか?》 (ロベール、「Comptes rendu de l'Académie des Sciences」、XXIV巻、66頁、1847年)。

            10年後、マルタン・ラヴェルによって疑問は解消された!トリュフは虫瘤であり、特殊ではあるが《トリュフを生む蝿》に起因する瘤である、と彼は書いている。

          《トリュフを生む蝿が毛根に注射するとトリュフができる。蝿は冬中トリュフの発生するコナラ林の30~40cmの地上を飛んでおり、やがて地中に潜ると、木の毛根の先端部を刺して産卵する...トリュフが他の虫瘤と異なる成分を持っているのは認めるが、やはり虫瘤である...間違いなく動物の所産である...いずれにせよ蝿がいなければトリュフもないのは事実である》(マルタン・ラヴェル、「Culture de la truffe」パリ、1857年)。

            ファ-ブルは 《トリュフを生む蝿》 という用語を完全に排除している。

         《先ず、虫は刺すために特別の器官、特に穴をあける道具、吻針かあるいは穿孔産卵管が不可欠である。このような器官を持つ虫は少ない。自然はこの器官を、数種の四枚の羽を持つ蝿にしか与えていないが、トリュフを生む蝿(返答の必要から、この変な表現を使うことをお許し願いたい)とはなんの関係もない。本当の表現を使って言うならば、虫瘤を作るのは蝿ではなく、膜翅目、つまりミツバチ、スズメバチ、マルハナバチ類などのような虫である》(ファ-ブル、「Note sur le mode de reproduction des truffes」ヴォクリューズ県の農業・園芸協会、1857年4月6日の例会、アヴィニョン)。        

         Au XIXe siècle, cette idée répandue parmi les trufficulteurs est explicitée, encore en des termes peu précis, par Etienne Bonnet en 1833, puis par B. Robert, mais maintenant avec une imprécision qui ne se réduit plus qu'à la forme interrogative :
        « C'est à l'extrémité des filaments capillaires et imperceptibles des racines que naissent les truffes, lesquelles ne paraissent en aucune manière être fixées à la terre, aut saltem capillimentaris, comme le dit Pline. Pourrait-on admettre par analogie, qu'elles doivent leur naissance à une circonstance à peu près pareille à celle qui donne lieu, sur les feuilles de certains chênes blancs, à cette espèce d'excroissance d'où résultent les noix de galle, c'est-à-dire à la piqûre de quelque insecte ? » (Robert, Comptes rendus de l'Académie des Sciences, t. XXIV, p. 66; 1847.)

         Dix ans plus tard, avec Martin-Ravel, il n'y a plus de doute : la truffe est une galle, particulière peut-être, mais une galle provoquée par un insecte, la « mouche truffigène » :
          « La piqûre de la mouche truffigène au chevelu produit la Truffe. Le truffigène voltige tout l'hiver, à la hauteur de 30 à 40 centimètres, autour des chênes producteurs, pénètre dans la terre, pique les extrémités du chevelu pour y déposer ses oeufs... Quoi que nous assimilions la Truffe à une galle, nous reconnaissons qu'elle contient des principes différents... Elle est vraiment un produit animal... Toujours est-il que point de mouches, point de truffes. » (Martin-Ravel, Culture de la truffe, Paris 1857.)

         Notons en passant que ce terme de « mouche truffigène » est proprement rejeté par Fabre :
        « Remarquons d'abord que pour faire cette piqûre, il faut à l'insecte un appareil indispensable, un instrument perforant, un stylet, une tarière. Cet appareil, peu d'insectes le possèdent; la nature ne l'a accordé qu'à des mouches munies de quatre ailes et qui n'ont rien de commun avec les mouches dites truffigènes (pardonnez-moi cette locution singulière que m'impose l'usage qu'on en a déjà fait). Ou plutôt, en me servant des véritables expressions, les espèces produisant des galles ne sont nullement des mouches, ce sont des hyménoptères, c'est-à-dire des insectes plus ou moins analogues aux abeilles, aux guêpes, aux bourdons, etc. » (J.-H. Fabre, « Note sur le mode de reproduction des truffes », Soc. d'Agr. et d'Hort. du Vaucluse, séance du 6 avril, Avignon, 1857.)


          この当時、アヴィニョン王立リセの自然史の教師であったファ-ブルは、ヴォクリューズ県の農業・園芸協会の1857年3月2日の例会で会員と認められた。すぐに会長のイスナール侯爵はファ-ブルに、出版されたばかりのマルタン・ラヴェルの本の書評分析の作成を依頼した。ファ-ブルは1857年3月2日の例会に報告書を提出している。この報告書はいち早く、「自然発生」の仮説に対し論  しており、のち、ファ-ブルはマルタン・ラヴェルの理論に対して、次のような弾劾演説を行なっている。

         《もう一つの仮説は、バス・アルプ県の奥からやってきたが、最初のものよりさらに奇妙である。ラヴェル氏によれば...トリュフは自然に広がるのではなく、数種の樹木、特にコナラ属の毛根に、蝿の注射によって発生するので、コナラの若枝にできる虫瘤と同じものとして扱い、地中の虫瘤はその一種であるという。したがって彼によれば、蝿やその注入がなければトリュフは存在しないという。もしこの所見を、単に私が親愛なる皆様方にお聞かせするだけであるならば、真面目に取り上げるのは羞恥に耐えません。そのうえ、イスナール侯爵閣下は、二・三の機知に富んだ言葉で、この容認しがたい自然発生説に強く鞭を当てられました。しかしこの協会の例会の趣旨は、会員同士の意見を交換するというよりも、むしろここで論じられているような、私達の地域の人々の利益に結び付く問題を話し合うという別の目的があります。話をラヴェル氏の意見に戻すと、この理論が十分な洞察力を持たない人々に広がる前に、それが甚だしい間違いであることを明示しなければならない。ラベル氏は30年間観察を続けたというが、皆様、たった一つの真実は、千人の意見に対してもその非を鳴らすことができるのです》(ファ-ブル、「Note sur le mode de reproduction des truffes]、ヴォクリューズ県の農業・園芸協会、1857年4月16日の例会、アヴィニョン)。

          Fabre, à cette époque professeur d'histoire naturelle au Lycée impérial d'Avignon, est admis comme membre de la Société d'Agriculture et d'Horticulture du Vaucluse, en sa séance du 2 mars 1857. Aussitôt, le président de cette Société, le marquis des Isnards, lui demande de rédiger une analyse critique de l'ouvrage de Martin-Ravel qui vient de paraître. Fabre remet son rapport en la séance du 6 avril 1857. Après une rapide réfutation de l'éventualité d'une  « génération spontanée », ce rapport devient aussitôt un véritable réquisitoire contre les idées avancées par Martin-Ravel :
        « Une autre explication nous est venue du fond des Basses-Alpes, plus singulière encore que la première. D'après M. Ravel,... la truffe, au lieu de se propager par elle-même, naît de la piqûre faite par une mouche aux filaments radiculaires de certaines espèces d'arbres, et en particulier des chênes, de manière qu'elle doit être assimilée aux noix de galle dont elle serait comme une variété souterraine. A son point de vue, sans mouche et sans piqûre des racines, la truffe serait complètement impossible. J'aurai quelque honte, Messieurs, à discuter sérieusement cette opinion devant vous, si mes observations devaient simplement s'adresser à l'auditoire qui veut bien m'honorer de son attention. D'ailleurs, M. le marquis,  des Isnards, en quelques mots piquants a déjà flagellé cette génèse inadmissible. Mais je n'oublie pas que les séances de cette Société ont un autre but que d'échanger entre nous nos aperçus, et que les personnes les plus intéressées aux questions qui se traitent ici se trouvent surtout dans nos campagnes. Revenons donc sur l'opinion de M. Ravel, et, avant qu'elle se propage, démontrons aux moins clairvoyants que c'est une grossière erreur. Si M. Ravel a pour lui trente années d'observations incessantes, nous aurons pour nous, Messieurs, l'évidence, qui seule contre mille ne pourrait s'empêcher de s'écrier à l'erreur. » (J.-H. Fabre, « Note sur le mode de reproduction des truffes
», art. cité.)

         ファ-ブルは23頁の報告書のなかで、昆虫学的、菌学的な幅広い論拠を展開したにもかかわらず、それが世に《広がる前》に、すでにマルタン・ラヴェルの理論が、当時の一般大衆つまり「サロン」に喜んで受け入れられていた。                                      

         フランスの有名な菌学者マランソンは次のように書いている。

《この討論には、トリュフの生産者、売買人、農民といった、実際的だがしばしば先入観で鈍った知識を持っている田舎の人々と、問題を科学的にしか捉えないさまざまな分野の学者といった二種類の人々が参加した。抗争の結果は押して知るべしである。前者は「決して実地の生徒ではないにもかかわらず、簡単に先生言葉で話す、これらの紳士方の気取った口調」を批判し、後者は、相手の幼稚な主張に時には笑いさえ浮かべていた。                    

         《弁護士のジャック・ドゥ・ヴァルセールの影響で、第二皇帝時代と1870年以後、上流社会の人々も論争に加わった。残念ながら、彼は科学的な知識よりも、才気や論争の才能にたけていたので、トリュフについてサロンの話題を牛耳っていた。

          《現在は、少なくともトリュフに関しては少し静かな時代であり、当時のトリュフ騒ぎを冷静に眺めることができる》(マランソン、「Les truffes européennes」、Revue de Mycologie,研究報告、増刊号-1号、1938年。

           科学アカデミーが「トリュフを生む蝿」の理論を棄却したことにより、社交界の中でそれを支持していたヴァルセールは激怒した。彼は1857年から1868年まで、「La Presse」、「Le Constitutionnel」、「La Gazette des campagnes」の新聞に一連の論争記事を掲載した。やがて、1874年に「アカデミー」を反啓蒙主義と批判した小さな本を出した。

         《私は多くの講演を通して、新しい学説の真実性が明らかになるまで証明していくつもりである。アカデミーの時代遅れで、虫の食った学説の不条理さを暴いて見せよう...それに生き残りのトリュフ作家は、科学アカデミーの会員になりはしたが、すでに馬脚を現わしている》(ヴァルセール、「Culture lucrative de la Truffe par le reboisement」、パリ、1874年)。

           それに続いてヴァルセールは、最初に菌学者のテュラーヌ、のち「アカデミー会員の卵、科学の問題児、アヴィニョンのリセの自然科学の教師ファ-ブル氏」を激しく攻撃している。ヴァルセールは二年後にもう一冊の本を出しているが、それにも論争の姿勢は崩していない。ファ-ブルはこれらの過激で、不当で、悪意に満ちた個人的な攻撃について何の反応も示さなかった。彼はもうアヴィニョンを去ってオランジュに引きこもっており、この論争にはまったく関心がないようであった。

         Malgré l'ample argumentation scientifique, d'ordres entomologique et mycologique, que développe Fabre dans son mémoire de vingt-trois pages avant qu'elle se propage la théorie avancée par Martin-Ravel trouve dans le grand public de cette époque, c'est à dire dans les « Salons », un accueil des plus favorables :

        « Dans le débat, entrèrent donc à la fois des gens de la campagne : propriétaires, négociants ou paysans de régions trufficoles, aux connaissances certaines mais surtout d'ordre pratique et trop souvent obscurcies d'idées préconçues, et des savants de divers ordres abordant le problème sous l'angle purement scientifique. Il s'en suivit des heurts que l'on conçoit, les premiers critiquant le ton musqué de ces Messieurs qui, sur la matière, prennent hardiment le ton de professeurs, eux qui n'ont jamais été écoliers, les seconds souriant parfois des assertions puériles de leurs opposants. »

        « Vinrent même un instant les gens du monde, entraînés par Jacques de Valserres, avocat dont la verve et le talent de polémiste, malheureusement plus réels que la compétence scientifique, firent, au temps du Second Empire et après 1870, l’opinion des salons sur la truffe.

        « Aujourd'hui que nous sommes revenus, au moins quant à la Truffe, à une époque plus calme, on peut sans passion contempler rétrospectivement le tumulte qu'elle a suscité... » (G. Malençon, « Les Truffes européennes », Revue de Mycologie, mémoire hors-série no.1, 1938.)

        Irrité, dans son contexte mondain, de voir l'Académie des Sciences rejeter la théorie de la « mouche truffigène », pour laquelle il a pris parti, Valserres écrit de 1857 à 1868 une série d'articles polémiques dans La Presse, Le Constitutionnel et La Gazette des campagnes, puis en 1874, un petit livre accusant d'emblée l'Académie d'obscurantisme et de parti pris :
        « Je compte développer mon système dans plusieurs conférences, ce qui me permettra de démontrer jusqu'à l'évidence la vérité des nouvelles doctrines et faire voir toute l'absurdité des doctrines vermoulues de l'Académie... Au reste, les derniers écrivains de la truffe, bien qu'ils soient devenus membres de l'Académie des sciences, laissent percer le petit bout de l'oreille » (Valserres, Culture lucrative de la Truffe par le reboisement, Paris, 1874.)

         Et Valserres d’attaquer vertement Tulasne, d’abord, puis « un enfant terrible de la science, apprenti académicien, M. Fabre, professeur d’histoire naturelle au lycée d’Avignon ». Bien que Valserres ait réitéré ses positions polémiques deux ans plus tard dans un second opuscule, Fabre n’a jamais, apparemment, évoqué ces attaques aussi violentes et personnelles qu’injustifiées et emplies de mauvaise foi : il a déjà quitté Avignon pour se retirer à Orange où ces querelles qui secouaient les « Salons parisiens » ne l’intéressait probablement plus.

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【絵】名前のない一連のキノコ。ファ-ブルの水彩画、1893年9月。
Groupe de champignons restés indéterminés. Aquarelle de J.-H. Fabre, septembre 1893