Je ne sais pas si vous connaissiez la troublante histoire de Siebold, qui comme Jean Henri Fabre, n'est vraiment connu que du Japon, mais j'ai été fasciné et ému par sa relation avec l'empire en plein SAKOKU, son amour pour ce pays, les japonais en général (et une japonaise de Nagasaki en particulier!), lesquels le lui rendirent bien.

Puis son expulsion du Japon, et son retour difficile, voire pénible en Europe. Enfin, son oeuvre laissée à la postérité, et une fille, première femme médecin du Japon

On ne peut y être insensible, même aujourd'hui, la fermeture et l'ouverture des coeurs et des politiques changent si vite...des deux côtés de la mer!

Je vous poste en primeure une petite ébauche sur sa vie, déstinée à l'encyclopédie libre de wikipédia.

J'aimerai bien savoir si vous aviez déjà entendu parler de lui, et si cela vous touche aussi.

Sinon, les corrections et critiques de cette note seront appréciées.

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Philipp Franz von Siebold

Ph

Philipp Franz Balthasar von Siebold, médecin et naturaliste bavarois, est né le 17 février 1796 à Würzburg et mort le 18 octobre 1866 à Munich.
De famille noble avec rang de Baron, il est le frère de l'anatomiste et zoologiste Carl Theodor Ernst von Siebold (1804-1885).

Reçu docteur en 1820, il entre au service de la Compagnie hollandaise des Indes orientales en 1822.
Arrivé au Japon en 1823 avec la légation scientifique hollandaise, sa rencontre avec ce pays devait sceller son destin et sa vocation.

 

Une vocation en cache une autre
Durant l'époque Edo (1639 à 1854), l'archipel nippon était fermé aux étrangers et seuls les Hollandais étaient autorisés à résider dans leur comptoir commercial de l'île artificielle de Dejima près de Nagasaki. Siebold dût donc se faire passer pour hollandais pour pouvoir y résider de 1823 à 1829.
Son fort accent bavarois éveille quelques soupçons auprès des interprètes japonais, qu'il parvient à endormir en invoquant un mystérieux dialecte hollandais.

Six années fastes au Japon
A la faveur d'un assouplissement de la politique de fermeture (dite sakoku), du shogun de Tokugawa, mais aussi des recommandations personnelles de savants japonais, il est autorisé à y ouvrir l'école Narutaki, qui réunit bientôt une élite composée d'une cinquantaine d'étudiants avant-gardistes de tous âges et venus de tout l'archipel, sélectionnés par le shogunat. Ce sont les fameux rangakusha (蘭学者, disciples des « études hollandaises »), férus de sciences occidentales et dont beaucoup furent le fer de lance du mouvement progressiste, autour de Choei Takano. Siebold y enseigne la médecine et l'histoire naturelle. Usant de ses protections, il acquiert sous un nom japonais, une maison de campagne dans les environs de Narutaki où il reçoit ses élèves et admirateurs, qui affluent pour mieux voir et entendre le grand « Meester » étranger.

Chose amusante, comme il n'était pas censé recevoir d'honoraires de la part de ses patients, ces derniers le payaient en nature, le plus souvent en lui offrant toutes sortes d'objets et bibelots qui prirent ensuite une valeur historique, à la base de sa grande collection ethnographique.

Siebold fut ainsi le premier occidental à enseigner la médecine au Japon, mais s'y rendît infiniment plus célèbre en complétant l'œuvre pionnière du médecin et botaniste suédois Carl Peter Thunberg. Après avoir fondé le jardin botanique de Dejima, il est invité à Edo (aujourd’hui Tokyo), où il connaît le succès et la gloire. Ses remarquables études sur la flore et la faune japonaise passeront à la postérité.

Débordé par ses activités d'enseignant, Siebold parvient néanmoins à réunir la plus grande collection de plantes japonaises au monde (dont plus de 2 200 espèces de phanérogames !). La plupart furent récoltées par ses étudiants et collaborateurs, dont les plus connus sont: Keisuke Itō, Zonshin Ōkōchi, Sugeroku Mizutani et même le médecin du shogun, Hoken Katsuragawa. Tous les spécimens réunis pendant son séjour au Japon n'étaient pas les premiers à atteindre l'Europe, mais ils venaient compléter ceux de Kämpfer (1651-1716) et Thunberg (1743-1828) acquits aux XVIIe et XVIIIe siècles. Il loua également les services de chasseurs indigènes pour alimenter sa collection d’animaux.

Le 29 mars 1826, Siebold rencontre le botaniste Hōbun Mizutani (1779-1833) ainsi que ses deux élèves, Ōkōchi Sonjin (1796-1883) et Itō Keisuke (1803-1901), qui forment un groupe de naturalistes à Nagoya. Ceux-ci connaissent quelques travaux occidentaux grâce aux publications néerlandaises et notamment Hōbun qui nomme ses plantes en suivant la traduction néerlandaise des travaux linnéens réalisée Maarten Houttuyn (1720-1798), mais semble-t-il, sans bien maîtriser le système linnéen. C'est Itō Keisuke qui, le premier, va sensibiliser les naturalistes japonais au système de classification développée par Linné ainsi qu'au système de nomenclature binomiale1.

La politique et l'amour

Ukiyo-e de Kawahara Keiga: Arrivée d'un navire hollandais (蘭船入港図): Philipp Franz von Siebold avec le télescope, sa femme japonaise O'Taki San et sa toute petite fille O'Iné.

Kusumoto_Otaki_(1807-1865),_aka_SonogiChargé par le gouvernement hollandais de collecter toutes sortes de renseignements sur le Japon mais ne parlant ni ne lisant le japonais, Siebold sut trouver des interprètes et collaborateurs zélés parmi ses rangakusei, leur faisant rédiger en néerlandais des mémoires touchant à tous les aspects de la civilisation japonaise: flore, faune, linguistique, histoire et géographie...

Mais, de la nature aux hommes, il n’y a qu’un pas, et Siebold rencontre bientôt l'amour, sous les traits d’O Taki San (楠本滝 Taki Kusumoto), une jeune japonaise qui n’hésitera pas à affronter l’opprobre en se faisant fictivement enregistrer comme courtisane pour contourner l’interdiction de mariage avec un étranger. De leur union naîtra une fille, Oiné (1823-1903), qui deviendra la première femme médecin du Japon.

L'incident Siebold

Dès 1827, il avait expédié à Batavia, Bruxelles et Anvers des collections entières, non seulement de plantes mais aussi de livres rares, d’estampes et d’objets d'art. Or, le gouvernement japonais de l'époque avait strictement interdit la vente aux étrangers de tous documents touchants à l'administration, la topographie ou l'histoire du pays, de même que les objets relatifs à la religion, l'art de guerre et la vie de la cour, considérés comme secrets d'état. Et c’est là que soudain tout bascule.

En 1828, ayant obtenu de l'astronome Kageyasu Takahashi plusieurs cartes détaillées du Japon et de la Corée (confectionées par Tadataka Ino), il juge bon d'y ajouter de sa main le tracé des frontières nord du Japon. Mal lui en prit ! À la suite du naufrage du navire qui emportait une de ses cargaisons, ces cartes sont récupérées par les sauveteurs parmi une cinquantaine d'autres objets interdits. Le gouvernement l'accuse aussitôt de haute trahison, comme espion à la solde de l' Empire Russe. Certains de ses étudiants seront emprisonnés, mais lui-même ne sera condamné qu'à l'expulsion, le 22 octobre 1829.

Retraite féconde à Leyde

Arraché à ses études et à ses amours, Siebold embarque pour Batavia, emportant toutes ses collections, qu'il léguera ensuite au musée de Leyde. Il arrive aux Pays-Bas le 7 juillet 1830, après un séjour de huit ans au Japon et à Batavia. En 1834, il nomme un type d'arbres paulownia en l'honneur de l'épouse du prince héritier des Pays-Bas née Anna Pavlovna de Russie, fille du tsar Paul Ier de Russie.

Il s'établit à Leyde où une tâche titanesque l'attendait, laquelle l'occupera pendant vingt ans. Sur les douze mille spécimens de sa collection, il ne pourra en traiter que deux mille trois-cents, le reste faisant encore l'objet de recherches aujourd'hui! Il construit aussitôt une serre spéciale pour cultiver ses plantes ramenées du Japon, puis s'attelle à la rédaction des résultats de ses observations. Il fournira une oeuvre monumentale, en commençant par Nippon (1832), le premier tome d'un travail ethnographique et géographique, richement illustré, sur le Japon. Il y inclut un savoureux récit de son séjour à la cour shogunale d'Edo. Cinq tomes supplémentaires paraîtront, jusqu'en 1882.

Publications
* (1822) De historiae naturalis in Japonia statu
* (1826) Epitome linguae Japonicae (Batavia)
* (1829) Synopsis Hydrangeae generis specierum Iaponicarum. In: Nova Acta Physico-Medica Academiae Caesareae Leopoldino-Carolina vol 14, part ii.
* (1832-1954) Nippon: Archiv zur Beschreibung von Japan, 20 parties, 5 tomes de texte, 6 tomes d'atlas et gravures;
* (1833-1941) Bibliotheca Japonica avec Joseph Hoffmann et Kuo Cheng-Chang (Leyde, 6 tomes) [aperçu de la littérature japonaise et dictionnaire chinois, japonais et coréen];
* (1835-1941) Thesaurus linguae japonicae (Leyde);
* (1835-1841) Flora Japonica P.F. von Siebold et J.G. Zuccarini, 2 premiers tomes
* (1833-1850) Fauna Japonica édité par P.F. von Siebold, textes de C.J. Temminck, H. Schlegel, et W.D. Haan, 5 volumes
* (1835-1953) Flora Japonica (Leyde, tomes 3- 15, avec Zuccarini, J.G.).
* (1843) Plantaram, quas in Japonia collegit Dr. Ph. Fr. De Siebold genera nova, notis characteristicis delineationibusque illustrata proponunt. In: Abhandelungen der mathematisch-physikalischen Classe der Königlich Bayerischen Akademie der Wissenschaften tome 3, pp 717-750 (avec Zuccarini, J.G.)
* (1845) Florae Japonicae familae naturales adjectis generum et specierum exemplis selectis. Sectio prima. Plantae Dicotyledoneae polypetalae. In: Abhandelungen der mathematischphysikalischen Classe der Königlich Bayerischen Akademie der Wissenschaften vol. 4 part iii, pp 109-204m (avec Zuccarini, J.G.)
* (1846) Florae Japonicae familae naturales adjectis generum et specierum exemplis selectis. Sectio altera. Plantae dicotyledoneae et monocotyledonae part iii, tome 4, (avec la collaboration de Zuccarini, J.G.)
* (1866—1871) Flora Japonica (Leyde, tomes 16-20, Zuccarini, J.G. et Miquel, F.A.W.)


Épilogue
En souvenir de sa compagne, il baptise du nom d'Hydrangea otaksa (contraction familière dont il usait couramment) sa « plus belle plante ». Cette fleur, symbole de Nagasaki, deviendra notre actuelle hortensia (Hydrangea macrophylla).

C'est encore lui qui initie la culture du thé à Java (alors colonie hollandaise), à l'aide de pieds importés en contrebande du Japon. Peu à peu, depuis le jardin botanique de Leyde, de nombreuses plantes cultivées par Siebold commencent à être diffusées dans toute l'Europe et le reste du monde. Parmi bien d'autres espèces, on peut citer l'hosta, l'hortensia et les Azalées.

Hélas, nul n'est prophète en son pays et, bien que considéré comme un savant émérite au Japon ('Shiiboruto-shi') où des musées et revues scientifiques portent aujourd'hui son nom, il reste passablement inconnu en Europe, hormis d'une poignée d’horticulteurs et de botanistes. Nommé conseiller aux affaires culturelles et sociales japonaises, Siebold obtient l'autorisation inespérée de retourner au Japon à ce titre, et y séjourne à plusieurs reprises de 1859 à 1863. Il en profite pour revoir sa femme et sa fille, et caresse un temps l'espoir d'y finir ses jours, entouré de l'affection des siens.

Mais ses propositions pour une véritable approche "culturelle" du Japon et non "marchande" ne furent pas appréciées du gouvernement hollandais. Il est rappelé à Batavia, puis en Hollande. Après avoir offert, en vain, ses services aux gouvernements français et russe, Siebold, désillusionné par ce mépris affiché tant envers le Japon que vis-à-vis de son oeuvre, regagne sa ville natale de Würzburg.

Il est enterré au cimetière du Sud à Munich.

Les plantes se souviennent
Il est heureux que les plantes, étrangères à l'ingratitude humaine, n'oublient jamais ceux qui les ont aimées. De très nombreuses espèces, notamment horticoles, lui ont été dédiées, parmi lesquelles :

* Clematis florida "sieboldii" : à fleurs blanc crème et gros bouquet d'étamines pourpre violacé
* Dryopteris sieboldii, une fougère aux frondes épaisse coriace comme le cuir
* Hosta sieboldii, Hosta de Siebold ou à feuilles étroites, aux nombreux cultivars
* Magnolia sieboldii, aux feuilles brillantes et magnifiques corolles parfumées
* Malus sieboldii, pommier pleureur, très odorant, à fleurs roses puis blanches
* Primula sieboldii la primevère japonaise des bois ou Primevère de Siebold
* Prunus sieboldii, un cerisier ornemental
* Sedum sieboldii, plante grasse vivace, à petites feuilles frangées de rouge.
* Tsuga sieboldii le Tsuga (sapinette) du Japon, aujourd'hui T. araragi
* Viburnum sieboldii, une grande Viorne, parfois nommée "bois d'arc" de Siebold

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Références
* 呉秀三『シーボルト其生涯及び功業』著者、東京、1896年
* 呉秀三『シーボルト先生其生涯及功業』(第2版)、吐鳳堂、東京 1926年
* 大鳥蘭三郎『シーボルト関係書簡集』、1941年
* 板沢武雄『シーボルト』吉川弘文館、東京、1960年
* 中山安『シーボルトの頃』、1963年
* Stockhausen, Juliana von : Der Mann in der Mondsichel. Aus dem Leben des Philipp Franz von Siebold 258 S. DVA Stuttgart 1970
* 中西啓「シーボルト前後 長崎医学史ノート」長崎文献社、長崎、1989年
* Peter Noever (Hg.): Das alte Japan. Spuren und Objekte der Siebold-Reisen, München: Prestel 1997
* Yamaguchi, T., 1997 : Von Siebold and Japanese Botany. Calanus Special number I.
* Alexander v. Siebold: Philipp Franz von Siebold. Eine biographische Skizze. Bd. 1, S. xiii & xxxiii in: Ph. F. v. Siebold, Nippon. Archiv zur Beschreibung von Japan’’, 2 Bände, 2., veränderte und ergänzte Auflage, hrsg. von seinen Söhnen, Würzburg und Leipzig: Leo Woerl 1897.
* Beukers, H. : The mission of Hippocrates in Japan: the contribution of Philipp Franz von Siebold. Amsterdam, 1998.
* Yamaguchi, T., 2003 : How did Von Siebold accumulate botanical specimens in Japan?, Calanus Special number V.
* Michel, W. : Le Japon vu par Siebold et Siebold vu du Japon [en japonais], conférence publique dans le cadre de l'exposition « Le Japon vu par Siebold » du 12 février 2005.


Liens externes
* Version numérisée de la Flora Japonica
* Fauna Japonica - Université de Kyoto
* Université Siebold de Nagasaki
* Siebold Huis - Musée de la maison de Siebold à Leyde
* Le Musée Siebold de Würzburg

* Version numérisée de la Flora Japonica
http://caliban.mpiz-koeln.mpg.de/~stueber/library/authors/author_00163_de.html

* Fauna Japonica - Université de Kyoto http://ddb.libnet.kulib.kyoto-u.ac.jp/exhibit-e/b05/b05cont.html

* Université Siebold de Nagasaki http://www.sun.ac.jp/english/index.html

* Siebold Huis - Musée de la maison de Siebold à Leyde
http://www.sieboldhuis.org/ Siebold Huis
* The Musée Siebold de Würzburg
http://uploader.wuerzburg.de/siebold-museum/en/museum_info.html Musée Siebold] de Würzburg


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Extraits de la discussion sur Forum Japon
NB La version de 2006 est plus littéraire que l'actuelle, en raison de la "wikification" (sic), sorte de pasteurisation pour rendre le style neutre des dictionnaire.

Oui, c'est en gros le thème de l'exposition à Nagasaki l'an dernier: (Michel, W. : Le Japon vu par Siebold et Siebold vu du Japon [en japonais], conférence publique dans le cadre de l'exposition « Le Japon vu par Siebold » du 12 février 2005.)

Bien sûr, plus que ceux de Thunberg, ses livres étaient lus, mais des seuls savants, surtout botanistes, et aussi quelques collectionneurs à cause du "pillage" en règle et de la contrebande qu'il a organisé avec la bénédiction de la compagnie hollandaise. Marco Polo, dans le genre, a eu plus de succès médiatique (vers à soie, imprimerie, raviolis), et il écrivait aussi en français!

Mais, pour l'instant, j'ai trouvé peu d'impact visible sur les écrivains et même les universitaires de son époque. Les rares orientalistes étaient plutôt tournés vers la Chine. Au niveau du peuple, pratiquement rien. Les missionnaires jésuites en Chine ont eut à mon avis bien plus de célébrité.

Les objectifs européens étaient essentiellement militaires, commerciaux et religieux (conversion). Dans le blog que tu as cité, on retrouve ce jugement hâtif, presque matois, ce manque du sens du contexte :

"Il est cocasse que les études hollandaises aient été dirigées par un allemand". En fait, rien de cocasse, c'est bonnet blanc et blanc bonnet pour un Japonais. Ran, le pays des orchidées, sensu lato (lol). Même les Japonais contemporains font la sourde oreille. Il ne fait aucun doute qu'il soit hollandais dans leur esprit. J'ai fait mon enquête Wink

"Après son ignomineuse expulsion pour espionnage...".

Cette phrase m'a fait sourire, mais c'est si fréquent dans les blogs. Il suffit de songer une minute au sort qui aurait été réservé en France ou en Hollande à un instructeur allemand qui aurait envoyé de pleins bateaux de patrimoine et quelques 50 documents interdits. Songez que l'affaire Dreyfus concernait un banal modèle de Canon, copié par Esterhazy à la solde de l'Allemagne... Il s'est suicidé avant, mais la condamnation à mort était déjà prévu. Siebold a eu au contraire tous les honneurs, et son expulsion avec toutes ses collections était un cadeau du soit disant grand méchant shogunat!

Une page en anglais sur "l'incident"
http://www1.city.nagasaki.nagasaki.jp/dejima/en/glass/contents/main_003.html
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Siebold prepared to leave for Europe after a stay of six years in Japan. What forbidden items were found among his belongings? And what were the consequences?
In 1828, P.F. von Siebold prepared to leave for Europe after a stay of six years in Japan as physician at the Dutch East India Company Dejima Factory. But his belongs were dampened by water that seeped into the hold of his ship during a storm, and when laid on the deck for drying, these were found by a Nagasaki Magistrate official to include a map of Japan drawn by Ino Tadataka, a haori jacket with the hollyhock crest of the Tokugawa family, and other banned items. During the severe investigation that followed, Takahashi Kageyasu (who had given Siebold the map) died in prison, more than 50 other Japanese found to be involved were punished, and Siebold was exiled from Japan. A tip from the explorer Mamiya Rinzo is said to have alerted the Nagasaki Magistrate to Siebold’s plan to leave Japan with the banned items.
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Bref, je n'ai rencontré que des botanistes qui connaissent le personnage et son rôle, et parmi eux très peu ayant lu Nippon. Il faudrait explorer un peu dans les autres domaines.

Par contre,presque tous les japonais de ma génération à qui j'en ai parlé connaissaient シーボルト氏 et sa fille 御イネ (mais pas イネ tout seul!, ça ne leur dit rien). Elle est entrée dans l'histoire, et restera sans doute plus célèbre que Yoko Ono (lol).

Mais ce serait intéressant de creuser la question. Tamala, je te vois très bien faire une petite recherche sur le sujet. Chiche?

TAMALA a écrit:
Danscot a écrit:
Siebold, qui [...] n'est vraiment connu que du Japon


[...] les ouvrages de Siebold sur le Japon ont été très lus en Europe au 19e siècle, et jusqu'au début du 20e siècle, ils étaient la principale (la seule?) source par laquelle était connu le Japon. Les philosophes et penseurs les plus célèbres s'y réferraient. En quelque sorte, le Japon connu en Europe était celui de Siebold. Et inconsciemment, nous sommes peut-être imbibés de ces images du Japon de Siebold! D'où l'intérêt de remonter à la source, comme nous y invite Danscot.