Boletus depilatus Redeuilh 1986
 
Bolet chauve (禿げアワタケ)
 

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  • Basidiomycota / Homobasidiomycetes / Boletales / Boletaceae
  • Synonymes :
    Boletus obsonium (Paulet) Fr. 1838, ss. Blum, non ss. Paulet, nec ss. Fr. ;
    Leccinum depilatum (Redeuilh) Sutara 1989 ;
    Xerocomus depilatus (Redeuilh) Manfr. Binder & Besl 2001 ;
    Hemileccinum depilatum (Redeuilh) Sutara 2008
  • Chapeau 6-12(15) cm, hémisphérique à convexe-pulviné (en forme de coussin), vite étalé, à la fin souvent entièrement plan. Marge aiguë, avec une fine marginelle peu ou non rabattue sur les tubes, ou obtuse et alors à marginelle subnulle. Surface parsemée de multiples dépressions ou fossettes, donnant un aspect bosselé-martelé caractéristique, rarement unie régulière chez les jeunes. A maturité, les dépressions s'estompent, sauf vers la marge. La zone bosselée peut parfois être circonscrite à mi-rayon, formant une "couronne" encore visible chez l'adulte. Cuticule molle-humide et légèrement translucide, mais non séparable, d'abord brun fauve à brun ocracé, chamois, s'éclaircissant vite à crème-alutacé, café-au-lait, plus ou moins pâle, mastic, rarement grisonnant, les fossettes gardant parfois leur couleur plus sombre d'origine, d'où un aspect marbré.
    Revêtement très doux, comme satiné au toucher, subpruineux à subvelouté chez les jeunes, et mat, mais en réalité glabre, même sous la loupe, sans la moindre méchule ou feutrage. La cuticule vire rapidement au lilas-violacé persistant au contact des vapeurs de NH3.
  • Chair ferme, légèrement cortiquée et fibreuse dans le pied (adultes), d'abord citrin pâle puis presque blanche à maturité, sauf sous les tubes et en haut du pied où elle reste d'un jaune plus soutenu, ainsi qu'à la base du pied où elle est parfois jaune-ocre. Non bleuissante mais se tache assez fréquemment de rougeâtre ou de rosâtre vineux avec l'âge et selon les intempéries, d'abord à la base du pied, puis en haut du pied, puis partout et dans les morsures. Elle peut aussi rester intacte ou bien prendre dans la moitié inférieure du pied une teinte gris-bleuté ou verdâtre-olivâtre caractéristique.
    Saveur douce, à peine acidule. Odeur nettement iodée, presque toujours perceptible dans le pied.

  • Tubes moyennement longs, dépassant à peine l'épaisseur de la chair à mi-rayon de l'hyménium, jaune vif ou citrin, puis jaune-verdâtre, sublibres, puis subadnés après croissance complète du pied, non bleuissants à la coupe, sinon exceptionnellement.
  • Pores ouverts dès le début, fins (0,5-1 mm), rarement composés, circulaires, puis anguleux, mais non disposés radialement, concolores aux tubes, rarement roussissant (par temps brumeux ?)
  • Stipe d'abord long et robuste par rapport au chapeau, puis plus élancé, vaguement fuselé, atténué-radicant sur près de la moitié inférieure qui est enterrée profondément et plus ou moins terminé en pointe. D'abord blanchâtre, surtout dans la partie enterrée, puis progressivement jaune pâle dans la partie aérienne, ou seulement au sommet, et enfin se tachant progressivement (mais de façon inconstante, et surtout dans les récoltes méridionales) de rougeâtre vineux, sous la forme typique d'un anneau près du sommet, et de macules ou de plages variables en dessous. Revêtement presque lisse, sauf quelques fines granulations concolores, floconneuses dans la partie aérienne.
  • Ecologie : Espèce peu commune (et confondue avec impolitus) venant en petites troupes très dispersées, fidèle à ses stations, même sèches, sous feuillus, surtout Carpinus, en terrain calcaire, en été (juillet-septembre), France, Corse, Italie, Tchéquie, Slovaquie.
  • Comestible médiocre.
  • Références bibliographiques : BSMF 101 (4) p. 389 (1986) ; BK 3 6 ; CD 1679 ; Galli p. 199 ; Bon p. 36 ; Eyssartier et Roux p. 86 ;
  • Commentaires : Proche de Boletus impolitus dont il diffère par la structure de la cuticule, macroscopiquement glabre et nettement subcelluleuse au microscope. Chapeau cabossé, bosselé, martelé. Stipe atténué plus ou moins profondément enterré. Sous feuillus, surtout charmes de préférence en terrain calcaire. Odeur d'iode, ou de phénol comme B. impolitus et Agaricus xanthoderma, disparaissant à la cuisson.
    Très semblable aussi, Boletus hortonii et B. subglabripes (Amérique du Nord, Japon) ont des teintes plus rougeâtres, un stipe moins radicant et des spores légèrement plus grandes.

 

Boletus impolitus Fr. 1838
 
Bolet dépoli, Bolet feutré
  Boletus impolitus (Boletus_impolitus_2008_jg_1.jpg)  
  • Basidiomycota / Homobasidiomycetes / Boletales / Boletaceae
  • Chapeau : 7-12(18) cm, longtemps hémisphérique-convexe, puis étalé et plus ou moins lobé à la fin, rarement bosselé. Cuticule mate et remarquablement filamenteuse sous la loupe, à feutrage dense, imbriqué et apprimé, souvent condensé en très fines méchules aranéuses, de couleur terne et assez variable, typiquement gris-beige, gris-verdâtre, rarement rosâtre à brun-violacé ou bai, comme Boletus appendiculatus, virant temporairement au violacé sombre aux vapeurs de NH3. Marge typiquement anguleuse-tranchante chez le jeune, puis un peu arrondie à la croissance complète des tubes. Marginelle variable, généralement peu développée.
  • Chair ferme, presque blanche ou jaune très clair, jaune plus foncé sous les tubes, en haut du pied et parfois aussi à l'extrême base, non bleuissante (sauf rares exceptions). Base du pied souvent colorée de rougeâtre, plus rarement les morsures. Réactions macro-chimiques nulles. Saveur douce, à peine acidulée, odeur nettement iodée, principalement dans le pied.
  • Tubes sublibres, de longueur moyenne, dépassant rarement l'épaisseur de la chair à mi-rayon, jaune assez clair puis jaune verdâtre, enfin olivâtre, non bleuissants à la coupe. Pores concolores aux tubes, roussissant parfois légèrement avec l'âge ou les intempéries, ouverts dès le début, fins (0,5 à 1 mm), légèrement polygonaux à maturité, non composés.
  • Stipe cylindracé, parfois un peu renflé vers le milieu, robuste mais non obèse à maturité, court ou long, non sinueux, à base arrondie, rarement terminée par une courte pointe. Surface rugueuse-granuleuse ou seulement floconneuse, jaune en haut, blanchâtre-rosâtre ailleurs, avec une zone annulaire rougeâtre-vineux, souvent discrète, vers le haut. Base parfois piquetée de rougeâtre, rarement envahie de rouge-vineux jusqu'à mi-pied.
  • Saveur douce
  • Ecologie : Espèce peu commune, dispersée ou en petites troupes, parfois dès juin, mais surtout d'août à octobre, sous feuillus thermophiles en plaine, mais aussi talus, parcs et bords des routes, tous types de sols et d'essences (chênaies thermophiles préférentielles?), fidèle à ses stations. Toute l'Europe et pourtour méditerranéen.
  • Comestible
  • Références bibliographiques : BSMF 101 (4) p. 394-395 ; FE 2 pl. 39 ; BK 3 11 ; Bon p. 37 ; CD 1678 ; Cetto 270 2459 ; Engel (2) 26 ; Galli p. 197 ; Marchand 158 ; MRT 32 ; Phillips p. 196 ; Eyssartier et Roux p. 86
  • Commentaires : Odeur nettement iodée (phénolée) à la base du pied. Surtout en plaine, calcicole-sabulicole, thermophile.
    Très proche de Boletus depilatus dont la structure de la cuticule, macroscopiquement glabre, est nettement subcelluleuse au microscope d'où son chapeau typiquement bosselé, martelé.

 

B. depilatus

Boletus L. Recent molecular studies have shown that Boletus in its current circumscription is likely an artificial grouping and it is possible that it will be split at some point into smaller genera. Note that Boletus impolitus and Boletus depilatus for practical reasons are retained here, although there is strong evidence that they are closely related to Xerocomus subtomentosus and its allies.

http://boletales.com