La description est fille de l'observation, et ce qui se distingue clairement devrait s'énoncer de même, hélas ! ... il n'en est rien. Un bon dessin a beau "valoir mille mots", un mot  heureux vaut sans doute mille images !
Description_champ_lames
Voici un exemple tiré de l'excellent Vocabulaire du descripteur, in Josserand, Description des champignons supérieurs (basidiomycètes charnus), 1983.

  • les lames libres s'arrêtent en haut du pied, viennent mourir sur le pied, en pointe atténuée.
  • les lames sublibres, qui ne sont pas tout-à-fait libres, ont un léger contact avec le pied,
  • les lames adnexées, sensu Gilbert, "s'atténuent progressivement avant d'atteindre le pied auquel elles sont soudées par une faible partie de leur largeur", mais cet adjectif, très diversement interprété selon les auteurs, est à proscrire, étant redevable de mille malentendus.

Quelques captures d'écran de notre Mycologiciel

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VOCABULAIRE RAISONNÉ DU DESCRIPTEUR

    Abaxial. - Qui est situé, tourné, en direction opposée à l'axe (d'un organe). CORNER a proposé de nommer arête abaxiale de la spore ce que nous croyons préférable de nommer arête externe. Voir discussion à Arête. Antonyme: adaxial.

    Aberrant. - Anormal. Un carpophore aberrant est un carpophore dont la morphologie diffère considérablement et plus que ne l'autorise la variabilité spécifique, du type moyen admis pour l'espèce à laquelle il appartient.

    A.H. SMITH croit pouvoir distinguer le caractère aberrant qui semble héréditaire, du caractère anormal qui ne le serait pas. Nous croyons cette distinction assez difficile à appliquer; comment, en présence de sujets atypiques à qualifier, savoir s'ils se répéteront, identiques, dans leur descendance ? Nous pensons que, pour le moment et en mycologie, on peut complètement assimiler aberrant et anormal.

    Notons seulement qu'en entomologie, une aberration est une forme, parfois très éloignée du type, mais se produisant avec une certaine fréquence et avec les mêmes caractères particuliers. Les aberrations entomologiques - certaines d'entre elles, tout au moins - sont donc des formes connues, décrites, cataloguées.

 

    Aberration. - Anomalie. Cf. discussion à aberrant.

    Abiéticole. - Qui croît sous Abies (sapin).

    Acerbe. - Il y a quelque humiliation à devoir constater la difficulté de fournir une définition sûre d'un mot aussi usité. Le Larousse du XXe siècle dit « d'un goût âpre, d'une saveur astringente », ce qui semble correct mais, très malencontreusement, est contredit par les synonymes cités peu après, entre autres : acide, âcre, aigre, trois mots exprimant trois notions largement différentes, différentes entre elles et différentes de acerbe. Les nuances que ce dictionnaire s'efforce ensuite de faire ressortir ne sont pas des plus satisfaisantes. LITTRÉ l'est davantage et malgré une indication de parenté avec âcre, il définit acerbe comme équivalent de âpre. Nous penchons fortement pour cette équivalence : acerbe = âpre, astringent (tel le fruit de Prunus spinosa).

    Nous sommes confortés dans cette interprétation par le ROBERT qui après avoir, lui aussi, donné plusieurs termes plus ou moins appropriés, précise « d'une saveur astringente ».

    Bien entendu, si l'on admet ce sens, Tricholoma acerbum n'aura nullement une saveur acerbe !

    De toute façon et bien que acerbe puisse être tenu pour synonyme de âpre, il vaudra mieux rejeter ce terme, malgré tout assez ambigu. Il existe, pour désigner ces types de saveur, suffisamment de mots à sens certain pour qu'on puisse se passer de celui-là.

    Josserand fig 32Acicole. - Qui croît parmi les « aiguilles », c'est-à-dire sous résineux.

 

    Aciculaire. - En forme d'aiguille, donc très étroit, allongé et aigu. A été employé - mais généralement dans un sens fortement excessif - pour caractériser certaines spores. On peut concevoir, mais encore avec qualque exagération, des poils d'arête, des poils de pied, etc., aciculaires (fig. 32)

    Acier. - Couleur d'acier, évidemment, mais le mot n'en comporte pas moins deux acceptions. Certains auteurs, R. KÜHNER par exemple, nomment ainsi une couleur qui est celle d'une lame de couteau en acier poli. Par acier, ils entendent donc gris d'acier.Qui croît parmi les « aiguilles », c'est-à-dire sous résineux. Pour d''autres et pour nous en particulier, acier n'est point du tout gris, mais d'une teinte indécise, lavée de bleu métallique ; c'est la couleur de la partie bleue des irisations que présente un morceau d'acier passé à la flamme. Devant cette dualité de conception, génératrice d'ambiguité, on pourrait suggérer d'abandonner le mot. Pourtant, il lui arrive de rendre des services dans certains cas, par exemple pour définir le pied brillant de certains Leptonia, de teinte autrement assez mal définissable. On pourra éviter l'équivoque en n'employant point le mot acier tout seul, mais en disant gris d'acier ou bleu d'acier, selon la couleur que l'on veut exprimer.

Acre. - De saveur irritante, brûlante. On confond souvent âcre et amer, bien que ces deux mots correspondent à deux sensations n'ayant, en vérité, rien de commun. FRIES lui-même, s'est rendu coupable de cette confusion étonnante en donnant comme âcre la saveur de Cortinarius causticus, qui est amer (dans Monographia : valide acris (à moins que cette espèce puisse être tantôt âcre et tantôt amère, fait que nous croyons avoir constaté jadis chez C. vibratilis). L'immense majorité des espèces âcres se recrute dans les genres Lactarius et Russula. (L. rufus, L. piperatus, Russula sanguinea et bien d'autres). Il existe des espèces âcres en dehors de ces deux genres, mais elles sont en petit nombre, en Europe du moins, et on les compterait presque sur les dix doigts (divers Lentinellus, quelques Cortinaires : C. bolaris et C. rubicundulus, Boletus piperatus...)

 

ui croît parmi les « aiguilles », c'est-à-dire sous résineux. L'immens

 

 

 

 

 

 

sil_agarSilhouettes et classification du Guide de Régis Courtecuisse et Bernard Duhem

sil_myce

sil_clitocyboides

sil_collybioides

sil_omphaloides

sil_pleurotoides

sil_tricholomoides

pluteoide8ORDRE : Pluteales Ordre très original. Une seule famille : Pluteaceae (incl. Volvariaceae)
Texture fibreuse souvent fragile. Sporée rose à briquetée. Trame des lames inversée. Lames libres.
putrescents - stipe central, + - charnu, jamais visqueux, sans anneau ni cortine, + - séparable du chap. qui est campanulé ou convexe, non déprimé au centre. Lames serrées, libres, blanches ou blanchâtres puis rosées. Sporée rose ou rougeâtre terre-cuite mais les spores sont pâles sous le microscope. Spores arrondies ou elliptiques. Pleurocystides presque toujours présentes.

FAMILLE : Pluteaceae (Volvariaceae, Rhodosporeae) = Volvariaceae Overeem 1927 nom. nud.
Pluteoïde, à lames libres, sans anneau (sauf le genre limite Chamaeota).
Volve présente (Volvariella) ou absente (Pluteus)
Spores subglobuleuses-oblongues, paroi moyenne, lisses, cyanophiles, non amyloïdes, 4-spores, cheilos et pleuros rarement absentes, boucles généralement absentes.

SOUS FAMILLE :  NB. Famille aujourd'hui élevées au rang d'ordre.  Les caractères sont donc les mêmes que ceux de l'ordre et les rangs inférieurs sont également peu significatifs.
GENRE : Pluteus Pas de voile général (ni anneau ni volve).
Environ 60 espèces. CD 858-892. Clé des Pluteus in DM 111: 47-65;


Description_champ_0001234
Ce poster, compilé à main levé d'après Josserand, Bon, Marchand, Courtecuisse, Lannoy (in Courtecuisse 1986, Clé de détermination macro. des Champ. des régions du Nord de la France) etc, est resté plus de 20 ans au mur devant mon bureau.

IMG_0014Toshiho Ueda, excellent descripteur, ici à propos de Russula

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Glossaire mycologique
"Expliquer c'est donner à quelqu'un le moyen de comprendre"Merci à Elsa Mazet
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