Russula japonica Hongo 1954
 
Fausse russule sans lait (シロハツモドキ)
 

Russula_japonica_1999_0917montage

 

Russula_japonica_2001_0628_Iseji

Russula_japonica_2000_07_0001b

Russula_japonica_1987_0724_Ueda

Russula_japonica_1996_0922_FushimiInari

Russula_japonica_2000_0708_Iseji

     
  • Basidiomycota / Homobasidiomycetes / Russulales / Russulaceae
  • Synonymes: R. pseudodelica ss. Hongo, non Lange
  • Chapeau : 6-14 (20)cm, convexe mais avec le centre déjà déprimé, puis en entonnoir (mais moins creusé que R. delica qui est dite "en liseron"). Surface sèche, lisse ou finement poudrée, d'abord blanc puis jaune sordide à brun sale. Marge souvent ondulée.
  • Réaction au sulfate de fer :Nulle/Subnulle. Réaction au phénol :Banale
  • Saveur Douce
  • Odeur Faible/Nulle
  • Habitat : Sous feuillus. Été-automne, pas rare en forêts tempérées à chaude et humides, formant des rond-de-fées sous divers feuillus, surtout Quercus serrata, Q. acutissima et Castanopsis cuspidata. Japon.
  • Comestibilité Toxique
  • Références bibliographiques IH1 578 ; IOH 357
  • Commentaires : C'est un sosie nippon de Russula delica, à lames extrêmement serrées et étroites, un pied toujours très court et appointi à la base(comme la R. flavispora de Blum ex Romagnesi) et chair insipide ou très légèrement amère.
    Se distingue de R. delica par:

- le diamètre du chapeau supérieur (20 cm), moins creusé et contrastant avec le pied très court
- la marge souvent festonnée-ondulée
- le serrage extrême des lames (au point de simuler une surface unie)
- des lames très étroites (1-4 mm), vite tachées d'ocre-rouille
- jamais de reflets bleuâtre dans les lames
- une sporée plus foncée, ocre, visible dans la couleur des lames à maturité.

Hongo la décrit comme espèce nouvelle en 1954, puis la synonymise à la pseudodelica de Lange en 1965. En 1982, elle retrouve son statut d'espèce endémique,

Donnée comme comestible en 1965 (Imazeki & Hongo, vol. 2 p. 193), puis la toxicité est dite "variable selon les individus" en 1989 (cf. Imazeki, Otani & Hongo p.579).
Or, en juin 2001 à Kumamoto, il a suffi à deux ramasseurs d'en goûter et de recracher un petit morceau pour souffrir pendant 10 jours d'un œdème de la langue et de la bouche, accompagné de paresthésies de tout le corps avec affaiblissement général. Comble de traîtrise, la saveur était agréable! Ces récoltes toxiques évoquent l'existence de "races chimiques" dans le "complexe Russula japonica"!